SUIVI DU PROJET
23 mars 2014  -  Dernières nouvelles

Nous sommes en salle d'embarquement à l'aéroport de Port-au-Prince. Dans une douzaine d'heures nous atterrirons à Orly.

Coup de téléphone aux amis de l'OJIPA : Agenor nous apprend que l'installation du goutte à goutte est en place et jour après jour le chateau d'eau se remplit.

La production d'eau est plus importante que la consommation pour l'arrosage... Il était temps !

8 mars 2014  -  Bilan et perspectives

Nouvelle réunion avec le staff de l'OJIPA.

Le système fonctionne. Le replantage des plants et la mise en place du système de goutte à goutte occupent l'essentiel du temps des jardiniers.

La finalisation de cette action montre une fois de plus qu'il ne suffit pas de financer un projet à distance pour s'assurer de son bon fonctionnement. Le suivi sur place reste le seul garant de l'efficacité.

L'OJIPA renouvelle sa confiance dans l'action de Nou Kapab et demande son assistance pour l'achat des semences et la construction d'un local pour le stockage des outils et l'aménagement d'un bureau.

Nous convenons que cette action sera proposée à la prochaine assemblée générale de Nou Kapab.

10 février - 6 mars 2014  -  Déconvenues en série

L'eau du forage est douce et occupe près de 3m de hauteur au fond du tube : le moral revient chez les jeunes jardiniers qui voient arriver la fin de leurs inquiétudes...
... c'est sans compter sur une série d'obstacles qui se succéderont pendant tout le mois qui va suivre.

Alors qu'en France un problème technique peut se résoudre en quelques heures, il faut se rendre compte que l'île à Vache est située à une dizaine de kilomètres de la grande île, n'est pas électrifiée et ne dispose évidemment pas de quicaillerie. Par contre, il faut bien reconnaître que cette situation est propice au développement de l'imagination et parfois même du système D !

Sans entrer dans les détails nous devrons résoudre une belle liste de problèmes :
  - La pompe a été montée de travers et avec du matériel déjà oxydé au bout de 10 jours. Les touristes sur leurs voiliers seront mis à contribution pour fournir des colliers en inox et un feu de branches de cocotiers permettra de mettre en forme les tubes de PVC pour les adapter aux raccords introuvables dans toute la ville des Cayes.
  - Dès les premièrs essais la pompe est colmatée par l'argile qui tapit le fond du forage. Trois fois de suite il faudra tout remonter à la surface pour nettoyer la crépine en décalant à chaque fois le système vers le haut pour échapper à la couche d'argile.
  - Lorsque la pompe fonctionne correctement nous décidons de bâtir un regard en maçonnerie pour protéger le système : pendant la construction la pompe est malencontreusement décrochée et reste bloquée au fond du tube. Si nous tirons trop fort nous risquons de perdre le matériel. Il faudra plusieurs jours d'efforts pour le remonter...
  - Nouvelle déception après avoir raccordé le forage à la canalisation enterrée qui mène au chateau d'eau : l'eau ne monte pas jusqu'en haut du terrain. Pompe trop faible ou accident de parcours sur la canalisation elle-même ?
Il faudra déterrer une partie de la canalisation pour s'apercevoir que les tubes avaient été emboîtés sans collage !

Quatre jours avant de quitter l'île à Vache pour Port-au-Prince l'eau coule enfin dans le chateau d'eau !

7 et 8 février 2014  -  Nouveau forage

Avant le lever du soleil l'équipe de techniciens débarque de la chaloupe avec pompe et tubes de forage. Tout ce matériel est transporté à dos d'hommes sur le terrain situé à plus d'1 km de la plage.

Sous le soleil et avec leur machine venue d'un autre âge, les hommes vont fouiller le sol pendant presque deux jours. La couche de sable (et avec elle l'espoir de l'eau douce...) est atteinte à un peu plus de 9 mètres de profondeur.

Le tubage et le nettoyage sommaire du forage ne prennent que peu de temps : l'équipe a juste le temps de retrouver la chaloupe avant le coucher du soleil. Il nous faudra attendre le lendemain pour évaluer le résultat de l'opération, après que l'argile mêlée à l'eau se soit déposée au fond.

5 février 2014  -  Changement de cap et engagement de Nou Kapab

La situation est au point mort et l'urgence se fait sentir car les plants de la prochaine récolte sont prêts à être transplantés. Sans eau, ils vont déperrir.

Après plusieurs échanges téléphoniques avec des entreprises de la ville des Cayes, Nou Kapab s'engage à financer un forage d'une dizaine de mètres de profondeur pour un montant de 800 $ US.

Rendez-vous est pris pour dans 2 jours.

24 janvier 2014  -  Deuxième déception

Le responsable de la fondation Digicel vient d'être hospitalisé en urgence à Port-au-Prince et les techniciens ne peuvent prendre de décision sans lui.

L'opération est reportée sine die.

22 janvier 2013  -  Réunion de crise avec le bureau de l'OJIPA

Cette réunion va nous permettre de faire le point avec les membres du bureau de l'OJIPA.

L'année écoulée n'a pas été brillante : la récolte de poivrons et de piments a été disponible juste au moment où le marché se trouvait saturé et, à partir de mai-juin, la sécheresse n'a pas permis d'engager une nouvelle récolte.

Le problème de l'approvisionnement en eau est donc plus que jamais crucial.

De nouveaux contacts ont redonné espoir aux jardiniers : la fondation Digicel dispose d'une foreuse sur l'île à Vache et accepte de réaliser gracieusement un forage plus profond. Nou Kapab prendra à sa charge la fourniture des canalisations.

L'opération doit se faire dans trois jours.

20 janvier 2014  -  Première déception

Les essais sur place sont catastrophiques : le puits ne fournit pas assez d'eau et se tarit après quelques minutes de puisage.

Considèrant que son contrat a été rempli, l'entreprise retourne sur la grande île en laissant les jeunes jardiniers désemparés !

19 janvier 2014  -  Visite sur le terrain et bonne surprise

De retour en Haïti nous faisons une première visite sur le terrain de l'OJIPA et nous avons la surprise d'y trouver un puits et une équipe de techniciens en train d'installer une pompe alimentée par un panneau solaire et destinée au remplissage d'un chateau d'eau installé en haut du terrain.

Explication : l'OJIPA a été soutenue par une fondation américaine qui a financé le creusage du puits, l'édification du chateau d'eau, l'installation du système de pompage et la mise en place d'un réseau de distribution de l'eau au goutte à goutte.
La mise en oeuvre, confiée à une entreprise haïtienne, devrait être achevée le lendemain.

11 février 2013  -  Les premiers outils

Livraison des premiers outils : 3 pioches, 3 pelles et 3 paires de bottes pour la somme de 3375 gourdes (= env. 70 €).
L'usage de bottes peut paraître étonnant dans un pays chaud mais il faut savoir que la terre abrite de nombreuses fourmis qui agressent les pieds nus des travailleurs.

Les derniers outils promis (arrosoirs et gants) ne sont plus disponibles à la ville des Cayes, ils seront livrés au début du mois de mars.

7 février 2013  -  Visite sur le terrain

Première visite sur le terrain qui va nous permettre de comprendre le problème d'approvisionnement en eau : l'association a fait creuser un puits qui se situe à 300 mètres du terrain, d'où un énorme perte de temps et d'énergie.

Sur le terrain s'alignent déjà des rangs de poivrons et de piments bien entretenus. Le reste du terrain est en cours de défrichage.

A la suite de cette visite, les quatre membres de Nou Kapab présents décident une aide immédiate de 100 € pour acheter des outils de première nécessité.

6 février 2013  -  Rencontre avec l'OJIPA

Première rencontre avec les trois membres du bureau de l'OJIPA (Organisation des Jeunes de l'Ile à Vache pour l'Agriculture) : Agenor Brumaire (Président), Flito Fleurimond (Vice-Président), Jean Dieunest Exerre (Secrétaire).

A sa création, l'association comprenait 9 personnes et actuellement elle compte 25 adhérents (15 garçons et 10 filles). Ses objectifs déclarés sont :
  - Développer des cultures pour se nourrir et vendre.
  - Eduquer et sensibiliser les enfants de Kakok à l'environnement et tout particulièrement au reboisement.

Les cultures actuelles sont le poivron, le piment et la tomate.
Le terrain est occupé moyennant un fermage de 600 gourdes par mois (= env. 12 €) et le cyclone Sandy a provoqué de grosses pertes (estimées à 4500 gourdes environ).
L'association n'a pas d'outils, ce qui oblige les jeunes à travailler avec du matériel emprunté à droite et à gauche.

Les besoins de l'association :
  - Des outils (pelles, pioches, machettes, houes, gants, bottes, arrosoirs...).
  - Des semences.
  - Règler le problème de l'approvisionnement en eau.

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